Les conférenciers : Colloque de 2019

Pour la deuxième année consécutive, le RÉSAL a tenu un colloque axé sur la prévention de la violence chez les jeunes, qui cette année a eu pour thématique l'exploitation sexuelle dans le contexte montréalais. L'avant-midi était composée de panels et de présentations alors que l'après-midi était composée d'ateliers. 

Portrait de l'exploitation sexuelle à Montréal (SPVM)

Dominique Côté, Commadant et Romy Verge-Boudreau, Coordonatrice du programme Les Survivantes

 

Portrait de l'écosystème montréalais en prévention de l'exploitation sexuelle (CIPC)

Marine Bloch, Assistante de recherche au CIPC

 

Marine Bloch a rejoint l’équipe du CIPC en septembre 2018. Titulaire d’un Bachelor en Relations Internationales de l’Université de Genève et d'une maîtrise en Droit en Criminologie et Sécurité à l’Université de Lausanne, elle est actuellement assistante de recherche au Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC). Depuis son arrivée, Marine a participé à la réalisation de plans d’action de plusieurs arrondissements de la ville de Montréal, ainsi qu’à l’évaluation de projets en prévention de la criminalité. Marine apporte également son soutien à la coordination du Réseau d’échanges et de soutien aux actions locales (RÉSAL).

 

Panel sur la coordination entre acteurs (L'Anoynme)

Nathalie Gélinas, Mélissandre Gagnon-Lemieux et Martin Pelletier

 

Présentation sur les proxénètes (IUJD)

 

René-André Brisebois, Coordonnateur professionnel

Centre d’expertise de l’IUJD, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CSSMTL)

 

René-André Brisebois est détenteur d'une maîtrise à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Il a été associé au développement de la pratique de pointe sur les gangs de rue du Centre d’expertise | délinquance et troubles de comportement du Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire. Il travaille actuellement comme praticien-chercheur à l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Il a successivement occupé les postes d'agent de recherche, d'intervenant communautaire, de coordonnateur et de conseiller clinique. Les questions de la violence entre groupes criminels, l’exploitation sexuelle ainsi que les difficultés et trajectoires familiales des membres de gangs sont au nombre de ses principaux intérêts cliniques et de recherche. M. Brisebois est également chargé de cours à l’Université de Montréal et agit à titre d'expert-conseil pour la Ville de Montréal en ce qui a trait aux initiatives visant la prévention de l'adhésion des jeunes aux gangs de rue.

 

 

Présentation des résultats de l'étude "Recension internationale de pratiques prometteuses en matière de prévention de la violence chez les moins de 25 ans" (CIPC)

Christine Renaud, Analyste et chargée de projets au CIPC

Christine Renaud est analyste et chargée de projet au CIPC et a commencé sa pratique juridique en droit criminel et pénal, travaillant notamment auprès des femmes incarcérées et dans des dossiers d’erreurs judiciaires. Elle a notamment travaillé au Cambodge dans une organisation locale de défense des droits des femmes. Elle a été impliquée comme procureure, puis comme recherchiste, à la Commission d’enquête sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques, puis comme procureure en charge du secteur correctionnel à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics: Écoute, Réconciliation, Progrès.

Atelier 1: Projet "Satellite" et projet "À'Corps" (L'Anonyme)

Définition 

Ces deux projets ont pour objectifs de prévenir l'exploitation sexuelle auprès des jeunes de 12 à 25 ans. Alors que le projet "Satellite" s'adresse aux jeunes montréalais.es à risque de vivre de l'exploitation sexuelle, le projet "À'Corps" s'adresse aux personnes présentant une déficience intellectuelle légère à modérée.

Katherine Lapierre

Katherine Lapierre est titulaire d’un baccalauréat en sexologie de l’Université du Québec à Montréal. Après avoir travaillée trois ans comme intervenante dans une maison de jeunes, elle s’est jointe à l’équipe de L’Anonyme à titre de chargée de projet en 2018. En plus d’assurer la coordination du projet Satellite en prévention de l’exploitation sexuelle, elle collabore sur le projet ACTES en prévention du proxénétisme.

Forte de son expérience sur le terrain, Katherine se spécialise dans le développement et l’animation d’atelier s’adressant aux adolescent∙es et aux jeunes adultes sur des thématiques variés tel que le consentement, les stéréotypes de genre et l’exploitation sexuelle.

Camille P. Paquin

Camille P. Paquin est titulaire d’un baccalauréat en sexologie de l’Université du Québec à Montréal. Pendant son parcours universitaire, elle s’est intéressée à la problématique de l’exploitation sexuelle.

Elle a aussi effectué un stage au Cégep du Vieux Montréal qui lui a permis de développer ses intérêts professionnels pour la population des adultes émergents, pour l’enjeu des violences sexuelles ainsi que pour l’éducation à la sexualité.

Elle est maintenant chargée de projet à L’Anonyme où elle est responsable du projet À’Corps s’adressant aux personnes présentant une déficience intellectuelle. Depuis ce temps, Camille développe ses connaissances et sa pratique sexologique auprès de cette population pour laquelle a développé une véritable passion.

Atelier 2: Trousse de prévention de l'exploitation sexuelle (Fondation Marie-Vincent)

Définition

La trousse en exploitation sexuelle développée par la Fondation Marie-Vincent est basée sur le cycle de l’exploitation sexuelle conçu dans le cadre du projet Le silence de Cendrillon. La trousse aborde l’exploitation sexuelle dans un contexte de recrutement, proxénète, relation amoureuse et gang de rue. Elle a été développée dans une optique de prévention, d’intervention et de thérapie. L’objectif est d’avoir des outils d’intervention adaptés à la réalité de l’exploitation sexuelle et selon l’étape où se situe la jeune dans le cycle.

Geneviève Boisvert-Pilon

Geneviève Boisvert-Pilon œuvre à la Fondation Marie-Vincent depuis 2018, à titre de sexologue et psychothérapeute. Dans le cadre de ses fonctions elle offre des services d’évaluation et d’intervention auprès d’une clientèle d’enfants et adolescents victimes d’agression sexuelle, ainsi qu’auprès d’enfants présentant des comportements sexuels problématiques. Elle contribue également à divers projets liés au développement de l’expertise et est impliquée dans des activités de transfert de connaissances.

Atelier 3: Projet "Agissons ensemble" (Y des Femmes de Montréal)

Définition

Dans le cadre du projet "Agissons ensemble", deux outils ont été développés : 1) une liste de possibles indicateurs d'exploitation sexuelle de jeunes et 2) une grille de facteurs de risque et de protection. Ces outils sont destinés à prévenir et/ou identifier de possibles cas d'exploitation sexuelle au sein de milieux scolaires, organismes communautaires et institutions.

Laurence Arbogast

Laurence Arbogast est coordonnatrice des services jeunesse du Y des femmes de Montréal. Après un bac en gestion de projet en milieu communautaire et de nombreuses expériences auprès des jeunes, c’est au Y des femmes de Montréal qu’elle a développé son expertise sur diverses problématiques touchant les jeunes. Parmi lesquelles figure la question du consentement, de l’hypersexualisation, de l’exploitation sexuelle, et la diversification des choix de carrières. De 2015 à 2018, Laurence Arbogast a travaillé sur le projet Agissons ensemble qui vise à contrer l’exploitation sexuelle des filles en s’attaquant aux obstacles institutionnels compromettant les initiatives de lutte en la matière. À cet égard, la mobilisation des partenaires, dans le cadre de la mise en œuvre de changements institutionnels au sein des milieux scolaires et communautaires, fut l’approche privilégiée. L’outil qui vous sera présenté est l’un des fruits de cette collaboration.