Sophie Bourque

Conseillère pédagogique – Dossier climat scolaire, violence et intimidation et éducation à la sexualité – Bureau des services éducatifs complémentaires

Commission scolaire de Montréal (CSDM)

 

Engagée dans le milieu de l’éducation et du développement social depuis une dizaine d’années, je suis avant tout passionnée, audacieuse, rigoureuse et centrée sur les objectifs à atteindre. Visionnaire, je possède un leadership reconnu, qui m’a permis de développer et de piloter des projets d’envergure ayant impliqué des acteurs multisectoriels (éducation, santé, municipal, communautaire) sur la scène régionale et internationale. Que ce soit à titre de porteuse de dossiers institutionnels prioritaires, de directrice générale ou d’administratrice au sein de conseils d’administration; je suis reconnue pour avoir une lecture juste de la situation et une analyse précise des enjeux. Ayant raffiné mes habilités politiques, j’ai appris à canaliser les forces vives autour d’objectifs communs et à repérer les bons leviers pour atteindre les résultats attendus (développement de partenariats, montages financiers, gestion des personnes, planification stratégique et opérationnelle). Je souhaite mettre à profit mes compétences dans la gestion de projets structurants qui auront un impact réel, qui seront signifiants et qui feront une différence.

René-André Brisebois

Coordonnateur professionnel

Centre d’expertise de l’IUJD, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CSSMTL)

 

René-André Brisebois est détenteur d'une maîtrise à l’École de criminologie de l’Université de Montréal. Il a été associé au développement de la pratique de pointe sur les gangs de rue du Centre d’expertise | délinquance et troubles de comportement du Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire. Il travaille actuellement comme praticien-chercheur à l’Institut universitaire Jeunes en difficulté du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Il a successivement occupé les postes d'agent de recherche, d'intervenant communautaire, de coordonnateur et de conseiller clinique. Les questions de la violence entre groupes criminels, l’exploitation sexuelle ainsi que les difficultés et trajectoires familiales des membres de gangs sont au nombre de ses principaux intérêts cliniques et de recherche. M. Brisebois est également chargé de cours à l’Université de Montréal et agit à titre d'expert-conseil pour la Ville de Montréal en ce qui a trait aux initiatives visant la prévention de l'adhésion des jeunes aux gangs de rue.

Benjamin Ducol

 

Responsable de la recherche et de l’appui à l’innovation

Centre de Prévention de la Radicalisation Menant à la Violence (CPRMV)

 

Benjamin Ducol  est responsable de l’équipe de recherche du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV). Titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université Laval et d’un postdoctorat en criminologie de l’Université de Montréal, Benjamin Ducol est chercheur associé au Centre international de criminologie comparée (CICC), ainsi que membre du réseau pancanadien Canadian Network for Research on Terrorism, Security & Society (TSAS). Ses travaux de recherche portent sur les radicalités militantes liées au jihadisme, les processus de radicalisation à l’ère du numérique, les enjeux de prévention de la radicalisation menant à la violence et les mobilisations de victimes du terrorisme. Il a publié les résultats de ses travaux de recherche dans plusieurs chapitres de livre et revues Terrorism and Political Violence, Media, War and Conflict, Sécurité et Stratégie ou encore Journal for Deradicalization.

Les conférenciers :

Colloque de 2018

Atelier sur l'intimidation

Définition 

L’intimidation se caractérise par des actes, gestes, paroles ou tout autre comportement dans le but de faire du mal, d’opprimer, d’humilier ou d’ostraciser un individu (ROCQTR, ministère de la Sécurité publique). Pour la CSDM lorsque l’on parle d’intimidation il s’agit de la répétition des gestes, l'inégalité du rapport de force et le sentiment de détresse de la victime. L’intimidation directe comprend les attaques verbales ou physiques, tandis que l’intimidation indirecte se présente dans des situations où l’individu est ignoré ou rejeté par le groupe (SPVM). Les typologies de l’intimidation comprennent ce qui peut être physique, verbal, social, matériel, ou psychologique/émotionnel (CIUSSS, Ministère de la Sécurité publique). La prévention de l’intimidation consisterait à impacter durablement  les personnes et la communauté affectées par ce phénomène (ROTRQ). 

 

Lors des ateliers, les problématiques suivantes ont été évoquées : l’intervention, le rôle des institutions scolaires, l’implication des parents, le sentiment d’insécurité, ainsi que les médias sociaux.

Atelier sur l'adhésion aux

gangs de rue

Définition

Un gang de rue est un groupe composé d’individus partageant une culture spécifique : une identité commune, des symboles, signes, normes, valeurs, et règles (Ministère de la Sécurité publique).  Ces groupes sont organisés de manière plus ou moins structurée dans le but d’obtenir du pouvoir, de la reconnaissance, du contrôle, et/ou de la protection (Anonyme, Tandem). Afin d’atteindre leurs objectifs, ils privilégient la force et l’intimidation (Anonyme, SPVM). Ils sont également souvent impliqués dans des activités criminelles de nature économique (ROTRQ). Au niveau individuel, un membre de gang de rue s’engage dans des activités délinquantes afin d’acquérir une rétribution telle que l’appartenance, l’argent, le pouvoir, la protection ou le service (ROCQTR). 

Lors des ateliers portant sur les gangs de rue, les problématiques suivantes ont été abordées : la nécessité d’une compréhension commune de la thématique, l’intervention, l’accompagnement, les données statistiques, l’espace virtuel et enfin, la place de la femme au sein des gangs.

Atelier sur l'exploitation sexuelle

Définition

Basée sur la définition de l’exploitation, soit le fait de profiter de l’état de vulnérabilité ou de dépendance d’une personne pour la priver de ses droits (ROTRQ), l’exploitation sexuelle comprend une situation ou un contexte dans lequel l’exploitation est utilisée suivant un but à caractère sexuel (CIUSSS). Dans ces cas-là, une personne d’autorité ou de confiance (parent, tuteur, enseignant, entraîneur) utilise cette inégalité de rapports de force pour commettre des infractions de contacts sexuels et/ou inciter des contacts sexuels (Ministère de la Sécurité publique, Tandem). L’exploitation sexuelle contient diverses formes d’abus sexuels (prostitution, pornographie) qui peuvent aussi mener un individu à travailler ou offrir ses services en croyant qu’un refus de sa part entraînerait de sérieuses conséquences à sa sécurité (Anonyme, SPVM).

 

Lors des ateliers portant sur l’exploitation sexuelle, les principaux sujets abordés ont été l’intervention, le signalement, le manque de moyen, la concertation et le partenariat, le rôle des médias sociaux, le système de justice, l’exploitation sexuelle des hommes ainsi que l’accompagnement des victimes.

Atelier sur la radicalisation menant à la violence

Définition

Que ce soit au niveau individuel ou collectif, le processus de radicalisation menant à la violence est fondé sur une vision extrémiste d'une toute idéologie (politique, religieuse, économique par exemples). Cette idéologie prône la violence comme moyen principal permettant d'atteindre ses objectifs (Ministère de la Sécurité publique, SPVM). Au niveau individuel, l’engagement est dû à des influences persuasives, qui encouragent les actions violentes. Au niveau collectif, on parle de radicalisation violente dans un contexte de guerre ou de guérilla, dont le but est de remettre en cause les relations de pouvoir déjà établies, afin de mettre en danger la sécurité et les libertés civiles (CIUSSS).

 

Plusieurs enjeux ont été abordés lors des ateliers sur la radicalisation menant à la violence, notamment celui de l’intervention, de la santé mentale, de l’influence des médias et du financement.

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